RAPHAËL LE TATOUÉ

© Pan Ciné, Gaumont

France / 1939 / 84 minutes / noir & blanc

Réalisateur : Christian-Jaque
Scénario : Maurice Diamant-Berger, Jean Nohain, Kurt Alexander
Photographie : Raymond Agnel
Musique : Manuel Rosenthal, Casimir Oberfeld
Interprètes : Fernandel, Armand Bernard, Madeleine Sologne, Léon Belières, Raymond Aimos, Pierre Stephen, René Génin, Pasquali, Jean Brochard, Roger Legris, Monique Rolland

L’intrigue : Modeste est veilleur de nuit dans une entreprise de construction automobile. Un soir, entrainé par son cousin, il quitte son poste pour s’amuser à la fête foraine et se retrouve nez à nez avec son patron. Pour éviter d’être renvoyé, il s’invente un frère jumeau.

Sur un très classique canevas vaudevillesque en forme de Docteur Jekyll et Mister Hyde (le timide veilleur de nuit et son double imaginaire, séducteur et sûr de lui), le film enchaîne sans originalité les situations comiques et les quiproquos attendus, à grand renfort d’effets de manche, de numéros musicaux et de grimaces. C’est d’ailleurs dans ces excès que Raphaël le tatoué conserve un petit intérêt : Fernandel, en roue libre, y est un mime génial, capable de transformer son visage à l’envi pour amuser des spectateurs conquis. La chanson « Un dur, un vrai, un tatoué » reste un grand moment pour les admirateurs, tout comme la séquence de fausse bagarre entre les jumeaux ou le souvenir pittoresque du palais du rire.

J. Morvan (mars 2024)